Le hibou grand-duc (Bubo bubo) est une espèce d'oiseau strigiforme de la famille des Strigidae.2 Il est aussi connu sous le nom de hibou grand-duc européen ou hibou grand-duc eurasien. C'est un rapace de grande taille, répandu dans une grande partie de l'Eurasie.
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Oiseaux |
| Ordre | Strigiformes |
| Famille | Strigidae |
| Genre | Bubo |
| Espèce | Bubo bubo |
Le hibou grand-duc (Bubo bubo) est une espèce d'oiseau strigiforme de la famille des Strigidae.2 Il est aussi connu sous le nom de hibou grand-duc européen ou hibou grand-duc eurasien. C'est un rapace de grande taille, répandu dans une grande partie de l'Eurasie. C'est l'un des plus grands hiboux et l'un des plus largement répandus géographiquement, occupant ainsi une grande multitude d'habitats. La grande majorité de sa population se répartit en Europe continentale, en Russie et en Asie centrale. Son nom scientifique dérive de l'onomatopée des sons qu'il émet, et dès le Moyen Âge il était connu sous le nom de bubo dans les bestiaires.
En raison de sa majesté et de sa reproduction facile en captivité, il est utilisé assez fréquemment dans l'art de la fauconnerie. Des hiboux grands-ducs apprivoisés sont aussi utilisés pour la lutte contre les nuisibles et pour dissuader des oiseaux comme les goélands de nicher.
Il est présent sur la majeure partie de l'Eurasie, évitant les zones tropicales de l'Inde et de l'Asie du Sud-Est (où il est remplacé par le grand-duc malais , le grand-duc du Népal, le grand-duc de Coromandel et le grand-duc du Bengale), et les zones polaires de l'Arctique (où il est remplacé par le harfang des neiges). Il évite aussi les zones les plus arides comme la péninsule arabique (où le remplace le grand-duc ascalaphe). On ne le trouve ni dans les îles Britanniques ni dans les îles de la Méditerranée.
Le hibou grand-duc peut se rencontrer dans de multiples habitats : zones semi-désertiques, forêts et maquis méditerranéens, taïga, forêts tempérées, forêts de conifères, steppes, et jusque dans la toundra. Il montre une nette préférence pour les zones où abondent ravins et falaises entourés d'une grande quantité d'arbres et d'arbustes. Ce besoin de zones rocheuses, où ce hibou niche pour garder le nid hors de portée des prédateurs, devient plus impérieux dans les prairies et les déserts où le couvert arboré est rare, et les falaises et ravins constituent alors l'unique refuge. On le trouve aussi près des rivières, des ruisseaux et des zones humides, car ces zones humides ont un sol meuble dans lequel les petits rongeurs, proie préférée du hibou grand-duc, creusent leurs terriers.
16 sous-espèces sont reconnues comme valides.
Le hibou grand-duc pourrait être l'espèce de hibou la plus puissante, capable d'attaquer et de tuer de très grandes proies, bien au-delà des capacités de la plupart des autres hiboux existants. De plus, le régime de cette espèce est beaucoup plus diversifié que celui de tout autre rapace de sa taille. Il peut s'adapter à de très petites proies lorsque c'est le seul type de proie disponible, et à de grandes proies lorsque celles-ci sont abondantes. En général, 55-80 % de la nourriture des hiboux est constituée de mammifères, la plupart pesant plus de 100 grammes.
La chasse consiste essentiellement à observer depuis un perchoir pour détecter l'activité de la proie, puis à fondre rapidement sur elle. La proie est souvent tuée rapidement par les puissantes serres, bien que le hibou leur morde parfois aussi la tête pour les tuer. Ensuite, la proie est avalée entière ou déchiquetée avec le bec. La plus grande partie de la chasse se fait dans les clairières et les zones ouvertes, bien qu'il puisse aussi chasser à l'intérieur des forêts, où il lui sera plus difficile de repérer ses proies dans le sous-bois. Cependant, en raison de ses limites en vol, ce hibou exige que les zones de chasse, bien qu'ouvertes, comportent un certain couvert arboré afin qu'il puisse se poser sur un perchoir pour observer les alentours.
Ce sont des animaux très territoriaux. Ils utilisent plusieurs systèmes de signalisation pour délimiter leurs territoires et indiquer leur occupation, tels que des chants territoriaux depuis les perchoirs et le marquage des rochers avec des fientes. La taille du territoire de chaque couple varie largement, en fonction principalement de la disponibilité des proies, de la densité des couples voisins et du taux de renouvellement des individus territoriaux.
Les deux sexes vivent normalement seuls et ne se rapprochent qu'à l'arrivée de la période de parade nuptiale. Lorsqu'ils trouvent un bon site de reproduction, ils l'indiquent en creusant un petit trou dans la terre et en émettant une série de cris caractéristiques.
Son nid est une cavité non garnie dans des troncs d'arbres ou des falaises. Il pond de deux à six œufs une seule fois par an, normalement en hiver ou au début du printemps. Ils sont très sensibles à leur environnement, et s'ils n'ont pas assez d'espace ou de nourriture, la ponte peut être retardée et sensiblement réduite. La femelle couve les œufs pendant que le mâle rapporte la nourriture. Au bout de trente-six jours, les œufs éclosent. Les poussins sont semi-nidicoles ; ils ont un duvet blanc, qu'ils remplacent par un duvet brunâtre entre dix et douze jours. Bien que la tâche de nourrir et de soigner les poussins soit exercée majoritairement par la femelle, le mâle collabore activement durant cette période.
Le hibou grand-duc s'étend sur une grande partie de l'Europe et de l'Asie, sur environ 32 millions de km². En Europe, on estime que vivent entre 19 000 et 38 000 couples reproducteurs, et la population mondiale totale se situe entre 250 000 et 2 500 000 individus. La population du hibou grand-duc décroît en raison des activités humaines, mais comme son aire est si vaste et sa population totale assez importante, l'UICN le classe en préoccupation mineure. Les principales causes de mortalité non naturelle sont les électrocutions, les collisions avec des véhicules et la chasse.