Le faisan argenté ( Lophura nycthemera ) présente un plumage inimitable : le mâle associe un dos, des ailes et une queue d'un blanc argenté (avec quelques marques noires) à des parties inférieures et une huppe d'un noir bleuté brillant, un visage nu rouge et des pattes…
| Règne | Animalia |
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Oiseaux |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Lophura |
| Espèce | Lophura nycthemera |
Le faisan argenté (Lophura nycthemera) présente un plumage inimitable : le mâle associe un dos, des ailes et une queue d'un blanc argenté (avec quelques marques noires) à des parties inférieures et une huppe d'un noir bleuté brillant, un visage nu rouge et des pattes rouges ; la femelle, dans les tons bruns, est beaucoup plus discrète. Selon la sous-espèce, le mâle peut mesurer de 70 à 125 cm de longueur totale (queue comprise, jusqu'à 75 cm) et peser de 1,1 à 2 kg ; les femelles sont nettement plus petites. « De Jones » fait référence à la sous-espèce Lophura nycthemera jonesi, décrite en 1903 par Eugene Oates, l'une des quinze races géographiques reconnues au sein de l'espèce.
L'espèce se répartit dans le sud et le centre de la Chine et en Indochine. La sous-espèce jonesi occupe plus précisément l'est de la Birmanie, le sud-ouest de la province chinoise du Yunnan et le centre de la Thaïlande, dans les forêts de montagne et de bambous.
C'est un oiseau terrestre et omnivore qui cherche sa nourriture en grattant la litière de feuilles mortes : graines, jeunes pousses, baies et petits invertébrés constituent la base de son régime à l'état sauvage.
La saison de reproduction commence à la mi-mars, lorsque les mâles font de spectaculaires parades nuptiales et peuvent former des harems de deux à cinq femelles. Chaque femelle pond de 6 à 12 œufs rosés, qu'elle couve seule pendant 25-26 jours. Les individus atteignent la maturité sexuelle dans leur deuxième année.
Le faisan argenté compte jusqu'à quinze sous-espèces décrites sur son vaste territoire, dont la sous-espèce jonesi qui donne son nom à cette variété ; certains auteurs considèrent que plusieurs de ces formes géographiques constituent en réalité un gradient continu de coloration (cline) plutôt que des races clairement différenciées.